Comme des lyres, je tirais les élastiques
    D’un masqu’ FFP2, un pied près de mon cœur ! (Philippe R.)
 

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Yann Frémy, « Il faut être absolument moderne »,
25-26 sept. 2019 (33:12)



 
     
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SUR LE SITE


 SUR LE WEB


28/07/2021
Les Saisons de Rimbaud, actes du colloque de la Sorbonne
(
16-18 mars 2017), Hermann.


05/06/2021
Sylvain Tesson, Un été avec Rimbaud, Les Équateurs.

20/05/2020
Loïc Depecker,
Journal de Rimbaud,
Hermann.

15/04/2021
Frédéric Martel,
La vraie vie est absente et autres fragments rimbaldiens ; dictionnaire homo-érotique, Points.

10/03/2021
Jean Rouaud, La Constellation Rimbaud, Grasset.

17/02/2021
Dictionnaire Rimbaud
Sous la direction d’Adrien Cavallaro, Yann Frémy et Alain Vaillant, Classiques Garnier.


10/02/2021
Christophe Bataillé, Itinéraires des Déserts de l'Amour de Rimbaud, Classiques Garnier.


06/01/2021 - Parade sauvage n° 31.
Retours sur les points de départ: Rimbaud en 1870 (2020).


20/11/2020 - Hugues Fontaine, Jean-Jacques Salgon, Philippe Oberlé
, Rimbaud - Soleillet. Une saison en Afrique, éditions Amarna.

Octobre 2020 - Rimbaud vivant n°59.

18/09/2020 - Michel Arouimi, Rimbaud sur d'autres "horizons", Maeterlinck et Claudel dramaturges "voyants", L'Harmattan.

10/09/2020 - Jean-Jacques Lefrère, Rimbaud. Biographie, réédition, préface de Frédéric Martel, Bouquins.

19/08/2020 -
David Le Bailly,
L'autre Rimbaud,
éd. L'Iconoclaste.

05/02/2020 - Parade sauvage 2019, n°30.

08/01/2020 - A.-R. Œuvres complètes I-II-III, GF. Réédition de l'édition en 3 tomes de J.-L. Steinmetz (1989).

17/12/2020 - Raymond Perrin, Rimbaud et la rimbaldo-fiction, L'Harmattan.

11/12/2019 - Adrien Cavallaro, Rimbaud et le rimbaldisme, XIXe-XXe siècles, Hermann.

20/11/2019 - Paul Verlaine, Écrits sur Rimbaud, préface Andréa Schellino, Petite Bibliothèque Rivages.

Octobre 2019 - Rimbaud vivant n°58.

23/10/2019 -
Hugues Fontaine,
Arthur Rimbaud photographe, Textuel.

04/10/2019 -
Jean-Michel Cornu de Lenclos, L'Abyssinienne de Rimbaud, éd. Lurlure.

04/09/2019 -Alexandre Blaineau, Les Chevaux de Rimbaud, Actes Sud.

13/08/2019 - Rimbaud, Verlaine et zut - À la mémoire de Jean-Jacques Lefrère, dir. Steve Murphy, Classiques Garnier.
En librairie le 02/10.

29/05/2019 - Richard Gaitet, Rimbaud Warriors, Paulsen.

03/04/2019 - Revue Verlaine 2018 n°16, Classiques Garnier.

18/03/2019 - Arthur Rimbaud. Manuscrits, Éditions des Saints Pères.

06/03/2019 - Parade sauvage 2018, n°29.

08/02/2019 - Frédéric Thomas, Rimbaud révolution, l'échappée.

10/01/2019 - Arnaud Santolini, Le Bateau ivre : Une fabrique du désordre, PUR, Interférences.



 

 

18/06/2021 -  « L'hypothèse la plus vraisemblable » (Les Illuminations)

    Dans son entrée « Illuminations » (« Manuscrits ») du Dictionnaire Rimbaud, comme je l'ai fait remarquer dans mon compte rendu (05/03/2021), Michel Murat ne discute pas l'argument n°1 en faveur d'une pagination auctoriale des Illuminations, celui qui, personnellement, entraîne mon adhésion à cette thèse : l'argument fondé sur le processus de constitution de la série Veillées. La question du feuillet 18 ! J'y reviens ici, plus longuement.
     Qui a paginé les 24 premiers folios des Illuminations ? Dans sa notice, Michel Murat écrit :

Nous entrons ici dans les conjectures : peut-être [les premiers éditeurs] ont-ils simplement paginé (ou fait paginer, l’imprimeur repassant à l’encre) les feuillets dans l’ordre où ils les ont trouvés. C’est l’hypothèse la plus vraisemblable.

 [...] Suite           


22/04/2021 - À une Raison (Anthologie commentée)

   Tout est dans l’indéfini. Rimbaud dirige son éloge vers « une Raison » pour la distinguer de toutes celles que la tradition philosophique a appelées « la Raison ». En premier lieu, la Raison de Descartes et de la philosophie classique, raison confondue avec la Vérité du christianisme. Celle qui émerveille, dans sa naïveté, le « nègre » de Mauvais sang :

   J'ai reçu au cœur le coup de la grâce. Ah ! je ne l'avais pas prévu ! [...]
   L'amour divin seul octroie les clefs de la science.
   [...] Je vois que la nature n'est qu'un spectacle de bonté. Adieu chimères, idéals, erreurs.
   Le chant raisonnable des anges s'élève du navire sauveur : c'est l'amour divin. [...]
   La raison est née.
                                                                            [...] Suite   
 

31/03/2021 - Sur une formule de Génie : « le brisement de la grâce croisée de violence nouvelle » (Anthologie commentée)

   Les Illuminations, selon Tzvetan Todorov, tournent le dos à toute représentation. Le recours massif à l'abstraction, notamment, bloquerait chez le lecteur toute possibilité d'identifier les êtres et les actions du texte. Les termes abstraits sont effectivement omniprésents dans le recueil et Todorov n’a aucun mal à en dresser une liste impressionnante. Que cet usage génère des ambiguïtés, c’est une évidence. Mais le critique objectif ne se contente pas de noter l’obscurité — en l’exagérant beaucoup si possible — pour la déplorer, il essaie d’en comprendre les raisons et d’en évaluer la productivité sémantique et esthétique. [...] Suite
 

11/03/2021 - Participes insolites des Illuminations. Sur la piste d'une exégèse pour le 4e alinéa de Scènes (Les Illuminations)

  Cela commence par une majuscule et cela finit par un point. Le seul verbe de la phrase est un participe présent. C'est l'une des scènes de Scènes :

Dans des corridors de gaze noire, suivant le pas des promeneurs aux lanternes et aux feuilles.

La plupart des commentateurs évitent de commenter et ceux qui s'y risquent se contredisent. Je n'ai trouvé de tentatives de traduction en langue courante que chez Bruno Claisse, Pierre Brunel et Antoine Fongaro. Mais je résiste à la solution Claisse, consistant à donner pour sujet à « suivant » : « L'ancienne comédie », deux alinéas plus haut, et à celle de Fongaro faisant de « suivant » une préposition, qui rattacherait la phrase à « divise ses Idylles ». Spontanément, je me rangerais plutôt derrière la prudente hypothèse de Brunel : un implicite sujet « on ». Par ailleurs, est-ce dans les couloirs d'un théâtre ou dans les rues d'une ville gagnée par la nuit que les choses se passent ? Tout cela est bien mystérieux ! Mais le plus mystérieux de tout, c'est cette phrase bâtie autour d'un unique participe présent. Et ce n'est là qu'un échantillon des insolites et fascinants participes des Illuminations. [...] Suite
 

06/03/2021 - Dictionnaire Rimbaud - Deux synthèses capitales sur Les Illuminations - II / « Herméneutique et poétique » par Adrien Cavallaro (Notes de lecture)

   Dans l'étude sur l'herméneutique et la poétique des Illuminations qu'il insère dans le Dictionnaire Rimbaud des Classiques Garnier, Adrien Cavallaro commence par dresser un bilan critique de la tradition rimbaldienne. Il préconise « la conjuration de tentations exégétiques traditionnelles » et nous convie à « repousser les assauts du démon de la traduction, idéologique ou métaphysique, qui fertilise sur le terreau des rapprochements autotextuels internes (à l’échelle du recueil) et externes (à l’échelle de l’œuvre) ». Puis, élargissant quelque peu la cible,  il appelle à « se défier des grilles de lecture doctrinales qui pensent pouvoir « t[enir] le système» idéologique, comme des scénarios critiques autotéliques anhistoriques ».  [...] Suite
 

05/03/2021 - Dictionnaire Rimbaud - Deux synthèses capitales sur Les Illuminations - I / « Manuscrits » par Michel Murat (Notes de lecture)

   Dans l'énorme et génial Dictionnaire Rimbaud récemment publié aux éditions Classiques Garnier, deux entrées respectivement confiées à Michel Murat et Adrien Cavallaro sont dédiées à la présentation d'ensemble des Illuminations. Celle de Murat, « Manuscrits », occupe les pages 355-362. Celle de Cavallaro, « Herméneutique et poétique », véritable essai qui constitue, de loin, la plus longue notice du recueil, occupe les pages 362-390. Ces deux importantes contributions permettent de faire le point sur l'état présent des connaissances et des opinions, en ce qui concerne le recueil. Je rends compte ici de la première, où l'on remarque quelques hypothèses nouvelles (émanant de l'auteur ou avancées par d'autres, mais, dans tous les cas, validées, validées en tant qu'hypothèses, ce qui est déjà beaucoup, par son autorité). La seconde viendra d'ici peu. [...] Suite
 

03/02/2021 - La phrase à rallonge de Promontoire (Anthologie commentée)

  « Promontoire, écrit Michel Murat, nous présente la construction la plus extravagante du recueil » (2013, p. 282). Il ne fait aucun doute qu'à première lecture, on s'égare dans ce poème labyrinthique. Mais cette impression de complexité a deux causes distinctes. La première réside dans le caractère hétéroclite des énumérations, procédé destiné à faire obstacle à une représentation naïve et à provoquer la réflexion. La seconde provient effectivement de la « construction » syntaxique. Mais si la technique descriptive de Rimbaud est « extravagante » (au sens où elle divague de lieu en lieu et traverse le temps, des grands canaux de la Carthage antique — qui n'ont jamais existé — à « la défense des côtes modernes ») sa pratique syntaxique reste finalement correcte. Même si, après une phrase initiale académique, il s'amuse à en confectionner une seconde, interminable et entortillée [...] Suite
 

26/01/2021 - Une note sur Nocturne vulgaire (Anthologie commentée)

     Aucune édition de Nocturne vulgaire ne reproduit fidèlement l'alignement à gauche du texte du poème, tel qu'on l'observe dans le manuscrit. Pierre Brunel (2004) fait apparaître quatre retraits avant tiret ; André Guyaux (2009) et Michel Murat (2013) n'en font apparaître aucun. Mais tous trois vont systématiquement à la ligne avant les quatre tirets correspondants. Autrement dit, ils sont unanimes à considérer que, comme l'écrit Guyaux, « le texte apparaît dans un paradigme de versets sans qu'on puisse déterminer l'alinéa. » (p. 969). Ils normalisent en conséquence la disposition du poème à partir de la phrase : « Ici, va-t-on siffler [...] ». Albert Henry (1998) proposait une autre solution. La discussion compliquée de ces problèmes de ponctuation serait d'ailleurs un peu byzantine si le choix opéré n'engageait parfois l'interprétation du texte. [...] Suite


23/01/2021 - Vies (Anthologie commentée)

   Rimbaud, dans Vies, pour une fois, ne cache pas trop son jeu. Il pousse la complaisance jusqu’à indiquer sa principale source (ou cible) : « Je suis réellement d'outre-tombe, et pas de commissions. » (Vies III). Des emphases rimbaldiennes, il ne manque rien, en effet, dans la conclusion des Mémoires d’Outre-Tombe, là où Chateaubriand dresse le bilan de ses « trois carrières ». Ni le prophétisme apocalyptique : « Oui, la société périra … », ni l’égotisme exacerbé : « Des auteurs français de ma date, je suis quasi le seul qui ressemble à ses ouvrages : voyageur, soldat, publiciste, ministre …», ni la satisfaction de l'œuvre immense accomplie : « Grâce à l’exorbitance de mes années, mon monument est achevé ». L'unique trait par lequel Rimbaud s’élève au-dessus de son prédécesseur, c’est que le lieu de sa création est « cerné par l’Orient entier » quand Chateaubriand n'aperçoit l’Orient que dans la direction du soleil levant :

[...] il est six heures du matin ; j'aperçois la lune pâle et élargie ; elle s'abaisse sur la flèche des Invalides à peine révélée par le premier rayon doré de l'Orient : on dirait que l'ancien monde finit et que le nouveau commence. Je vois les reflets d'une aurore dont je ne verrai pas se lever le soleil.

Ah ! Si ... ! J’allais oublier ! Rimbaud dépasse encore son modèle par un second trait, qui n’est pas dénué d’importance : lui, à vingt ans révolus, il est « réellement » d’outre-tombe. [...] Suite


16/01/2021 - Une hypothèse pour la structure des Illuminations (Sur Les Illuminations)

   Chacun convient de la présence de thèmes récurrents dans Les Illuminations. Et mon hypothèse est que Rimbaud, lorsqu’il s’est attelé à la mise au net de son manuscrit, s’est aperçu que ces thèmes, idoinement combinés et ordonnés, pouvaient évoquer un parcours de vie ressemblant au sien. Quels sont ces thèmes ? Dans le tableau ci-dessous, j’en propose neuf : la méditation sur la vie, l'aventure poétique, le nouvel amour & les nouveaux corps amoureux, l'entreprise harmonique, de ville en villes, tableaux animés, scènes de rêve, « Nos horreurs économiques », l'érotique de la force..[...] Suite
 

11/01/2021 - Scènes (Anthologie commentée)

   Scènes est un bon exemple de ces « applications de calcul » par quoi Rimbaud définit dans Solde son art poétique. Face à un texte aussi piégeux, où tout un arsenal linguistique est déployé dans le noble but d'exercer l'ingéniosité du lecteur, une part de subjectivité dans l'interprétation est inévitable.
   La première phrase occupe deux alinéas dont le premier, dans la ligne du titre, laisse entendre qu'on va parler théâtre (« Comédie », « accords » musicaux, « Idylles » pastorales) alors que le second, relié au précédent par la ponctuation explicative des deux points,  suggère au contraire, ce qui sera confirmé par les paragraphes suivants, que les « scènes » constituant le sujet du poème sont celles des « boulevards ». Autrement dit : la ville, considérée comme spectacle. Du coup, toute la sémantique du premier membre de phrase est frappée de soupçon [...] Suite


08/01/2021 - Sur « les fantômes du futur luxe nocturne » (Anthologie commentée)

   Dans un article de 2013, Antoine Fongaro commente ainsi les « fantômes du futur luxe nocturne » de Vagabonds :  

Faut-il voir dans ce « luxe nocturne » la revanche imaginaire du vagabond pauvre que fut le jeune Rimbaud ? En tout cas, le syntagme « du futur luxe nocturne » ne révèle rien de ce qu’étaient les « fantômes » de la rêverie de Rimbaud. Bien plus, le troisième paragraphe commence par une sorte de dérision de la rêverie qui vient d’être si brièvement évoquée. [...] Suite


26/12/2020 - Sur la dernière phrase de Ville (Anthologie commentée)
 

    Rimbaud aime donner un tour mystérieux à ses phrases. Dans ce but, il a souvent recours à l'ellipse. Cf. la dernière phrase de Veillées III. Mais il pratique aussi la suite interminable de syntagmes plus ou moins désaccordés, les liaisons temporelles déroutantes et les connecteurs logiques illogiques. Cf. la seconde phrase de Fairy. La dernière phrase de Ville en est un autre exemple. Cette phrase à rallonge et à tiroirs est compréhensible et syntaxiquement acceptable, mais elle paraît étrangère à la norme linguistique :

Aussi comme, de ma fenêtre, je vois des spectres nouveaux roulant à travers l'épaisse et éternelle fumée de charbon, — notre ombre des bois, notre nuit d'été ! — des Erinnyes nouvelles, devant mon cottage qui est ma patrie et tout mon cœur puisque tout ici ressemble à ceci, — la Mort sans pleurs, notre active fille et servante, un Amour désespéré, et un joli Crime piaulant dans la boue de la rue.

[...] Suite


24/12/2020 - Sur la dernière phrase de Veillées III (Anthologie commentée).

   On n’en finirait pas d’énumérer toutes les incertitudes et conflits de lecture ayant pour origine l’écriture elliptique des Illuminations. La fin de Veillées III en est un bon exemple. La dernière phrase est séparée du corps du texte par une ligne en pointillé :

...................................................................................

   La plaque du foyer noir, de réels soleils des grèves : ah !
 puits des magies ; seule vue d'aurore, cette fois.


C’est, à première lecture, une phrase incompréhensible. Cette impression provient sans doute de sa syntaxe exclusivement nominale et de l’absence de liaison explicite entre les quatre groupes constitutifs, absence à laquelle le lecteur doit obligatoirement suppléer s’il veut construire à son propre usage un énoncé intelligible. [...] Suite


22/12/2020 - Une hypothèse pour la structure de Fairy (Anthologie commentée).

   La préposition « après » qui introduit le second paragraphe de Fairy a quelque chose d'incongru. Et les commentaires que le phénomène a inspirés ne sont pas convaincants.

Pierre Brunel paraphrase ainsi :

Cet hermétisme se prolonge dans le deuxième alinéa, qui place "après le moment de l'air des bûcheronnes" celui où "la rumeur du torrent" se fait entendre sous "la ruine des bois" [...] Suite


14/12/2020 - Sur la deuxième phrase de Fairy : la « barque de deuils » ou le symbole ipséiste (Anthologie commentée)

   Le poème en prose de Rimbaud utilise massivement le symbole, c’est-à-dire l’image qui, contrairement, à la métaphore proprement dite (le « pavillon en viande saignante » par exemple) n’est pas fondée sur la comparaison entre deux choses mais constitue la représentation concrète d’une idée. Mais il y a symbole et symbole.
   Il y a le symbole plus ou moins conventionnel, aisément communicable. Exemple, le déluge, dans le poème liminaire des Illuminations : « Quand l’idée du Déluge se fut rassise … ». Ce qui s’est « rassis », c’est-à-dire, affaissé, découragé, éteint, après la Commune, Rimbaud nous le dit lui-même, c’est une idée : l’idée de révolution. On n’a certes pas toujours perçu cette signification abstraite dans le poème, mais il y a là malgré tout une représentation largement répandue ailleurs que chez Rimbaud dans la littérature du XIXe siècle, et que tout lecteur contemporain pouvait comprendre.
    Cependant, tout ce qui a valeur symbolique, chez Rimbaud, n’a pas cette transparence. Beaucoup de ses créations symboliques s'apparentent à ce que le poète Victor Segalen appelait des « ipséismes » [...] Suite

 

10/12/2020 - « Ô la face cendrée...» (Anthologie commentée)

   Deux phrases nominales exclamatives. Après un « Ô » dont toute la question sera de savoir quel sentiment précis il exprime, la première de ces phrases énumère trois parties d'un corps, La suivante y ajoute un quatrième élément, de signification érotique cryptée peu mystérieuse, complété d'une proposition relative qui ouvre autour de la scène évoquée un large et bucolique décor d'« arbres » qu'agite un « air léger ».
   Le segment de phrase « à travers la mêlée des arbres et de l'air léger ! » produit une sensation d'euphonie par la répétition des mêmes sonorités [...] Suite

 

03/12/2020 - Being Beauteous (Anthologie commentée)

   Poème-bloc, Being Beauteous compte cinq phrases. Plus courtes, la première (une nominale détachée) et la dernière (d'allure exclamative) assurent une sorte d'encadrement.
   Dans la première, Rimbaud campe « un Être de Beauté de haute taille », le même, malgré d'équivoques marques de genre, qui, à la fin du texte, « se dresse » (dresse sa haute taille). Cet « Être de Beauté », le poète le décrit faisant face à un corps couleur de « neige » (« devant une neige »). La plupart des commentateurs considèrent « une neige » comme une indication de  « décor » alors qu'il faut y deviner un second personnage, ou un second corps si l'on préfère, distinct de l' « Être de Beauté » et évoqué par métonymie (ou par synecdoque ?). Rimbaud utilise ailleurs ce genre de figure hardie. Cf. dans Enfance I : « les bijoux debout dans le sol gras ». Et il a jadis célébré, parlant d'Aphrodite, « son ventre neigeux brodé de mousse noire » (Soleil et Chair).
   C'est ce « corps adoré » aux « chairs superbes », dont les phrases 2, 3 et 4 détaillent ensuite « la Vision », sur « le chantier » où il subit une métamorphose (le corps s'élargit, se fonce) violente (il frissonne, gronde, émet des « sifflements de mort », « des blessures écarlates et noires éclatent »).
 [...] Suite


30/11/2020 - Footsteps of Angels (Florilège des sources)

   Parmi les reflets lumineux qui dansent comme des fantômes sur les murs du salon, Longfellow voit s’approcher de lui, d’un pas lent et silencieux, un « Être de Beauté » : celle qui l’a quitté et qui est maintenant une sainte au paradis. Rimbaud raconte tout à fait autre chose dans Being Beauteous, qui a davantage à voir avec les deux autres poèmes du f°7 des Illuminations (Antique et « Ô la face cendrée...»), et je suppose que, pour lui, tout le sel du titre était là. [...] Suite


30/11/2020 - To Helen (Florilège des sources)

   Fairy, poème des Illuminations, commence par le paragraphe suivant : « Pour Hélène se conjurèrent les sèves ornamentales dans les ombres vierges et les clartés impassibles dans le silence astral. L'ardeur de l'été fut confiée à des oiseaux muets et l'indolence requise à une barque de deuils sans prix par des anses d'amours morts et de parfums affaissés. » Suzanne Bernard la première (semble-t-il), en 1961, et à sa suite la plupart des commentateurs, ont vu dans ces lignes un très probable écho du poème d'Edgar Poe To Helen (poème de 1831, légèrement retouché en 1845, et traduit par Mallarmé sous le titre Stances à Hélène). [...] Suite


29/11/2020 - Michel et Christine et la suite (Florilège des sources)

   La critique rimbaldienne a établi depuis longtemps que le vaudeville de Scribe et Dupin intitulé Michel et Christine, représenté pour la première fois, à Paris, au Théâtre du Gymnase-Dramatique, le 3 décembre 1821, est l'ouvrage auquel Rimbaud a emprunté le titre de son poème homonyme et auquel il fait allusion  dans Alchimie du verbe quand il écrit : « un titre de vaudeville dressait des épouvantes devant moi ». Elle a traditionnellement attribué au poète, dans la reprise de ce titre, une intention parodique (une parodie du genre de l'idylle). Quant à trouver dans la pièce de Scribe une éventuelle source d'épouvante ... [...] Suite


26/11/2020 - The Belfry of Bruges (Florilège des sources)

   Dans son livre Autour de Rimbaud (Klincksieck, 1967), C.-A. Hackett consacre un article à Being Beauteous, dans lequel il démontre que Rimbaud a plus que vraisemblablement emprunté le titre de cette Illumination au poème de Henry Longfellow Footsteps of Angels, issu du volume Voices of the Night (1839). Tout prouve, ajoute-t-il, que Verlaine et Rimbaud ont lu ce poète américain qui, de leur temps, jouissait d'une grande notoriété. « C'est chez Longfellow, et dans l'une des éditions de Voices of the Night, que Verlaine avait trouvé une première épigraphe — le vers « It rains, and the wind is never weary » — pour son ariette Il pleure dans mon cœur » (p.85). À la suite de quoi, Hackett signale que Rimbaud aurait bien pu s'inspirer pour son poème Villes [II] de The Belfry of Bruges et Nuremberg, textes de 1845 du même auteur. [...] Suite


26/11/2020 - Fairy (anthologie commentée)

   Pour Hélène « se conjurèrent » tous les rois de la Grèce. Mais pour cette Hélène-ci, qui est un être féerique (au sens de l'adjectif « fairy »), pour lui donner naissance probablement, c'est toute la nature qui s'est jointe au complot. Ce furent d'abord les « ombres vierges » de la terre printanière, que fécondent les « sèves » et qui s'orne de leurs fruits ; le ciel avec ses « clartés impassibles » et son « silence astral ». La nature, cependant, perdit beaucoup de son charme avec « l'ardeur de l'été » qui rend les « oiseaux muets » et génère une « indolence » dont le poète a « confié » l'évocation à « des anses d'amours morts et de parfums affaissés ». C'est-à-dire à la nappe d'eau stagnante où vient s'enliser « une barque de deuils sans prix » (« sans prix » parce c'est de l'amour, des « amours morts », qu'elle porte le « deuil »). [...] Suite


22/11/2020 - Ornières (anthologie commentée)

   Ornières pourrait n'être qu'un beau spécimen de prose descriptive si le texte ne se chargeait progressivement d'une dimension symbolique, qui s'ébauche au début du texte dans le contraste entre « l’aube d’été » (« à droite ») et « l’ombre violette » des « talus de gauche » (ces « talus » particulièrement prisés par Rimbaud comme postes d'observation de paysages allégoriques, voir Mystique). Aussi « étonnants » que soient ces « carrosses anciens ou de contes »,  détalant « au grand galop », et les vingt attelages respectifs du cirque et des petits comédiens, on reste dans le registre de la chose vue. Même s'il est possible que l'auteur n'ait rien vu, à proprement parler, de tout cela et que seules les « ornières » du titre aient lancé son imagination dans ce « défilé de féeries ». [...] Suite
 

19/11/2020 - Guerre (anthologie commentée)

   Le propos de Guerre est exposé dans un langage très abstrait, où les termes employés sont parfois à prendre à double sens, ou à comprendre dans un sens un peu différent de celui qui est le leur habituellement. Deux paragraphes : une brève conclusion précédée d’un bloc de trois phrases séparées par deux tirets, respectivement dédiées au passé (« Enfant...»), au moment présent (« À présent…»), et à l’avenir (« Je songe à une Guerre...»). Mathématiquement parlant, une « phrase musicale » est le résultat des choix opérés, à chaque moment du processus de composition, parmi toutes les combinaisons de sons qui étaient possibles. De la même façon, le jeune homme de vingt ans qu’est Rimbaud en 1874, lorsqu’il s’interroge anxieusement sur son avenir, fait face à un nombre infini de possibles (« l’infini des mathématiques »), une perspective infinie de choix à opérer dont la somme fera finalement de sa vie quelque chose d’« aussi simple qu’une phrase musicale » [...] Suite


07/11/2020 - Jeunesse I-II-III-IV (anthologie commentée).

   Le manuscrit de Jeunesse a une allure disparate. Jeunesse I et II sont calligraphiés dans cette écriture ronde que l’on considère antérieure à la graphie dextrogyre de l’ultime campagne de transcriptions. Jeunesse I a été copié à la suite de Génie sur un papier bleu puis découpé (cf. le dossier de ce site sur Les Illuminations manuscrites), les trois autres sections sur le papier blanc de 15 x 20 cm (non-vergé) qui a servi pour plusieurs poèmes transcrits en écriture ronde. Jeunesse III et IV sont d’une écriture différente et de copie sans doute ultérieure. Le titre Jeunesse (dont l’écriture rappelle celle d’Enfance) et les numéros de section en chiffres romains ont été ajoutés tardivement à des poèmes d’abord autonomes et possédant (pour trois d'entre eux) leur propre titre. Le n° « IV », devant le titre Jeunesse, est celui sous lequel le poème a été publié chez Vanier en 1895. Il n’est pas impossible qu’il émane de Rimbaud, comme le titre de la série. Constater cette construction progressive ne revient nullement à nier la cohérence de la série. Illustrant le titre Jeunesse, l’ensemble des poèmes se réfèrent à un présent (que l’un des textes date même explicitement des vingt ans de l’auteur), en l’opposant à un passé diversement jugé. Ils partagent une allure dialogique (Rimbaud y dialogue avec lui-même) et un angle de vue métapoétique : le moment présent est défini par le travail d'écriture qui s’y déroule ou s'y projette, allusion probable aux Illuminations elles-mêmes, à moins qu'il ne s'agisse du livre futur. [...] Suite
 

17/05/2020 - L'impossible (anthologie commentée).

   Situé juste après les deux Délires, L'impossible initie la série de textes délibératifs et volontiers philosophiques sur lesquels s'achève Une saison en enfer. Dans L'impossible, les sophismes de la métaphysique et de l'idéalisme, Descartes, Hegel et autres, sans oublier les doctrines orientales de "l'éveil", n'échappent pas à la verve très érudite, quoique très allusive et lapidaire, de l'auteur.
   C'est au fil de ces derniers chapitres d'Une saison en enfer que le protagoniste parachève sa réflexion sur le meilleur parti à prendre, à l'issue de la crise qu'il vient de vivre. [...] Suite


10/05/2020 - Alchimie du verbe (anthologie commentée).

   Dans sa lettre à Ernest Delahaye dite de Laïtou, Rimbaud définit l'œuvre à laquelle il s'attelle en ces mois d'avril-mai 1873 comme une série d'"histoires atroces", "à inventer" (et non une autobiographie). On retrouve ce terme d'"histoire" au début du chapitre Alchimie du verbe : "À moi. L'histoire d'une de mes folies". Dans cette même lettre, Rimbaud demande à son copain de lui procurer le Faust de Goethe. Il a sans doute vu dans le mythe du satanique docteur, et dans mille histoires pareilles de grands génies détruits par la démesure de leur ambition, mises en circulation par le romantisme, un modèle intéressant à transposer pour évoquer sa trajectoire imprudente et superbe. Mais on doute qu'il en ait vécu les périls avec l'intensité dramatique qu'il introduit, entre deux ironies, dans la très véridique relation de sa crise maniaque. Sous le Rimbaud tragediante d'Alchimie du verbe se cache un Rimbaud ludens. [...] Suite


06/05/2020 - La "fatalité de bonheur". Une parodie du discours chrétien sur le salut (Anthologie commentée)

Je vis que tous les êtres ont une fatalité de bonheur   

Arthur Rimbaud (Alchimie du verbe)        

FATALITÉ, subst. fém.
• Puissance occulte qui, selon certaines doctrines, déterminerait le cours des événements d'une façon irrévocable.
• Suite de coïncidences inexpliquées, qui semblent manifester une finalité supérieure et inconnue ; et plus spécialement, série persistante de malheurs.

Dictionnaire CNRTL        

   Que "tous les êtres" soient destinés au bonheur, on veut bien le croire. Mais où Rimbaud veut-il en venir, dans Alchimie du verbe, quand il détourne ce proverbial et pieux mensonge par l'emploi d'un mot aussi sinistre que "fatalité" ? En appliquant littéralement à sa formule la définition de la "fatalité" donnée (ci-dessus) par le dictionnaire, nous pourrions obtenir la paraphrase suivante :

"Effet d'une malheureuse fatalité, tous les êtres se voient assigner par une puissance occulte une finalité supérieure qui est la conquête du Bonheur."

Étrange paradoxe ! Pourtant, une fois n'est pas coutume, tous les commentateurs interprètent à peu près de la même façon cette énigmatique maxime [...] Suite


18/04/2020 - Des poèmes d'Alchimie du verbe (anthologie commentée).

   En insérant plusieurs de ses poèmes dans Alchimie du verbe, comme autant de symptômes de sa "folie", Rimbaud les a passablement modifiés. Mais dans quel but ? Est-il possible de déceler dans ces remaniements un objectif bien défini, une idée générale suivie avec constance ? "Il ne va pas de soi, écrit Michel Murat dans un article de 2009, que les variantes présentent une cohérence d'ensemble." Cette opinion semble faire consensus aujourd'hui mais, personnellement, je n'y adhère pas. André Guyaux, en 1984, écrivait à ce propos : "Je ne crois guère à l'adaptation des poèmes aux besoins d'Alchimie du verbe, auxquels ils sont adaptés d'avance." Que voulait-il dire par là ? Que les caractéristiques de ces poèmes les exposaient d'avance au genre d'ironie dont les accable leur auteur dans Alchimie du verbe ? Si tel était le sens de sa remarque, nous sommes d'accord... sauf que, manifestement, dans le genre : "expression bouffonne et égarée au possible", Rimbaud pensait pouvoir faire mieux. Et c'est ce à quoi il s'est employé. [...] Suite


15/02/2020 - "Il faut être absolument moderne". À propos d'"un contresens assez répandu" (Varia).
  

   Quel sens Rimbaud a-t-il caché, à la fin d'Une saison en enfer, dans la fameuse maxime : « Il faut être absolument moderne » ? Traditionnellement, on y a vu l'ambition d'« être vraiment moderne » (Jean-Luc Steinmetz), la volonté de rompre avec les « anciennes superstitions » (Suzanne Bernard) :  une façon, pour le « damné » sorti vainqueur de sa crise, de se projeter vers l'avenir, pour Rimbaud, d'opposer à une société « crue moderne » mais en réalité toujours aussi « arriérée » sa propre conception de l'« en-avant ».
  
Henri Meschonnic, par contre, rejette « l'emploi glorieux communément fait de la phrase "Il faut être absolument moderne" » et y voit, de la part du poète, « l’acceptation, amère, du monde moderne ». Une note de la dernière Pléiade Rimbaud, édition André Guyaux, qualifie l'article de Meschonnic de « brillante mise au point » dénonçant à juste titre « un contresens assez répandu ».
   Dans un article récent,
Yann Frémy analyse la glose de Meschonnic de la façon suivante :

« Remarquant qu’il s’agit de "l’expression d’une obligation impersonnelle", Henri Meschonnic évoque un "dehors qui écrase le sujet". Selon l’auteur, "Il faut être absolument moderne" forme un slogan en ce qu’il veut s’imposer irrésistiblement et tragiquement au locuteur. » [...] Suite


9/01/2020 -
Les "chiffres non rimbaldiens", le folio 18 et la pagination des Illuminations (Sur les Illuminations).

    Le feuillet 18 occupe une place stratégique dans le débat sur la pagination des manuscrits des Illuminations. Dans son article de l'an 2000, "Les Illuminations manuscrites", Steve Murphy en fait la pièce centrale d'un scénario de genèse de la série Veillées qui, si on y adhère, conduit nécessairement à l'attribution de cette pagination à Rimbaud. Chez les adversaires de cette attribution, c'est cette même question du feuillet 18 qui concentre les objections et suscite les scénarios alternatifs. On peut résumer de la façon suivante les termes du débat : [...] Suite


 

25/06/2021 - David Ducoffre, Sur les manuscrits des « Illuminations », un sort définitif fait ici à la pagination !!!, blog Enluminures (painted plates).

28/05/2021 - Sylvain Tesson parle de Rimbaud chez Radio-Classique (12:41).

15/05/2021 - Pouvoir : Dans les coulisses de la guerre sans merci autour de la panthonéisation de Rimbaud et Verlaine, Rédaction de Vanity Fair.

10/05/2021 - Frédéric Thomas, Un programme poétique pour la Commune de Paris, lundimatin#287.

12/04/2021 - Frédéric Thomas, Rimbaud à l'heure de la Commune, Libération.

07/04/2021 - Et à l'aurore..., captation et montage Christelle Pinet (vidéo, 6:43)

22/03/2021 - Jacques Bienvenu, Précisions sur la présence de Rimbaud et Germain Nouveau à Charleville en janvier 1875, blog Rimbaud ivre.

27/02/2021 - David Ducoffre, "N'oublie pas de chier sur le Dictionnaire Rimbaud si tu le rencontres..." (partie 1 : contextualisation), blog Enluminures (painted plates).
 

Rimbaud, jeune & maudit
diffusé le 03/02/21 (
91')
disponible jusqu'au
5 mars sur France 5


15/01/2021 - La dépouille d'Arthur Rimbaud reste à Charleville-Mézières, L'Union-L'Ardennais.

21-24/12/2020 - Notre besoin de Rimbaud. Les Illuminations, lues par Bertrand Belin. Entretiens avec Alain Borer, Pierre Michon et Yves Bonnefoy, Patti Smith, Ernest Pignon-Ernest et Jean-Luc Barré. L'heure bleue, France-Inter.
 

EXPOSITION
Charlélie Couture
RIMBAUD D'AUJOURD'HUI

Dates reportées
Musée de la Chartreuse
Douai


16/11/2020 - Jacques Bienvenu, "Rimbaud au Caire, un retour à la civilisation", blog Rimbaud ivre.

22/10/2020 - Jean-Claude Leroy, Le violoniste improvisateur et acteur Yves Teicher visite Une saison en enfer, Club Médiapart.

21/10/2020 - Adrien Legendre, présentation vidéo de la lettre de Régamey, L'ardennais (1:44).

09/10/2020 - Didier Sandre, Frédéric Thomas, "Du Rimbaud de Claudel au poète de L'Orgie parisienne", La Compagnie des poètes, France Culture (58').

13/09/2020 - Sylvain Tesson, "Un été avec Rimbaud", France-Inter, le replay.
 


PANTHÉONADE

Tout le dossier

 


28/08/2020 - Frédéric Martel, "Un automne avec Rimbaud", France-culture.

02/08/2020 - Circeto, "Rimbaud : Michel et Christine (la suite)", blog Rimbaud était un autre.

21/06/2020 - David Ducoffre, La charité, vertu théologale dans la prose liminaire d'Une saison en enfer, blog Enluminures.

08/05/2020 - Daniele Carluccio, Inactualité de Rimbaud, Hermann [c.r. de Rimbaud et le rimbaldisme d'Adrien Cavallaro].

13/03/2020 - Où vas-tu Arthur Rimbaud ?, film de Stephane Levacher, Rencontres Internationales Traverse Vidéo - Lycée Ozenne à Toulouse (13:32).

09/03/2020 - Hugues Fontaine,
Rimbaud photographe.
France-Culture
Le réveil culturel

02-05/03/2020 -Cycle Rimbaud sur France-Culture
02/03 - J.B. Baronian
03/03 - A. Guyaux
04/03 - Y. Frémy
05/03 - F. Thomas

03/03/2020 - Alain Borer, Le suicide de Rimbaud, conférence prononcée dans le cadre du cours d'Antoine Compagnon au Collège de France "Fins de la littérature".

23/02/2020 - Hervé Bismuth, Compte rendu de Adrien Cavallaro, Rimbaud et le Rimbaldisme, XIXe-XXe siècles, site de l'ERITA.

21/12/2019 - David Ducoffre, Pour clarifier le débat sur la pagination des Illuminations, blog Enluminures (painted plates).

18/12/2019 - Jacques Bienvenu, La lettre de Rimbaud du 18 avril 1874 et quelques commentaires d'actualité sur les "Illuminations", blog Rimbaud ivre.

07/12/2019 - David Ducoffre, Retour sur la pagination des Illuminations, démenti formel du consensus actuel, blog Enluminures (painted plates).

12/11/2019 - Yann Frémy, "Il faut être absolument moderne", colloque "Qu’est-ce que la modernité en art ?" (vidéo, 33:12)

Expo Rimbaud photographe
18 mai-13 oct. 2019, Charleville :
manifestations /  site officiel.

09/09/2019 - Renaud Lejosne-Guigon : Paresse et surrection des corps rimbaldiens (c.-r. Rob. St-Clair), Fabula.

14/08/2019 - Charleville-Mézières : les fresques des poèmes de Rimbaud poussent comme des champignons, FR3.

11/08/2019 - Les patrons de L'Univers proposent à Patti Smith de racheter leur bar, L'Ardennais.

05/07/2019 - Jacques Bienvenu, Un punch chez Barbadaux, blog Rimbaud ivre.

18/06/2019 -Jacques Bienvenu, La lettre du 16 avril 1874 et la transmission des Illuminations, blog Rimbaud ivre.

16/06/2019 - David Ducoffre, Un article en ligne d'Yves Reboul sur la lettre de Rimbaud à Andrieu, blog Enluminures.

11/06/2019 -  Jean-Baptiste Baronian, Rimbaud cacographe, Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique (40:46).

26/05/2019 - Jacques Bienvenu, L'énigme des trois photographies inédites qui seraient prises par Rimbaud, blog Rimbaud ivre.

14/05/2019 - Découvrez ces photos inédites prises par Arthur Rimbaud en Ethiopie, France 3 Grand Est.

09/04/2019 - Mathieu Jung, "Rimbaud-Verlaine, Une somme poétique" (CR de AR-PV, Un concert d’enfers. Vies et poésies, Quarto, 2017), Acta fabula.

05/04/2019 - Denis Lavant et André Guyaux parlent (entre autres) de Rimbaud, La Compagnie des poètes, France-Culture (59').

03/04/2019 - Christine Barros, Collections Aristophil à Drouot, ActuaLitté.

03/04/2019 - En hommage à Agnès Varda, Catherine Deneuve lit un poème de Rimbaud, L'Obs.

01/04/2019 - David Ducoffre, Remarques sur la conférence Verlaine & Rimbaud d'Agnès Spiquel, blog Enluminures.

12/03/2019 - Jean-Claude Leroy, Rimbaud rémanent, levier pour une Révolution, avec Frédéric Thomas, blog Médiapart.

22/02/2019 - Ouverture de l'Hôtel littéraire Arthur Rimbaud (1:18).
Le livret de présentation (PDF).

01/2019 - Frédéric Thomas, compte rendu de Robert St Clair, Poetry, Politics and the Body in Rimbaud : lyrical Material, Dissidences.

04/01/2019 - Michel Onfray, Nietzsche en Rimbaud, Contre-histoire de la philosophie, cours du 01/10/2010 (YouTube, 7:40).


     ÉCOUTER RIMBAUD EN LIGNE, dit ou chanté par ...