Comme des lyres, je tirais les élastiques
    D’un masqu’ FFP2, un pied près de mon cœur ! (Philippe R.)
 

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   Les Mauvaises Langues             
   chantent Roman

     
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SUR LE SITE


 SUR LE WEB


À paraître - 17/02/2021
Dictionnaire Rimbaud
Sous la direction d’Adrien Cavallaro, Yann Frémy et Alain Vaillant, Classiques Garnier.

06/01/2021 - Parade sauvage n° 31. Retours sur les points de départ: Rimbaud en 1870 (2020).


20/11/2020 - Hugues Fontaine, Jean-Jacques Salgon, Philippe Oberlé
, Rimbaud - Soleillet. Une saison en Afrique, éditions Amarna.

Octobre 2020 - Rimbaud vivant n°59.

18/09/2020 - Michel Arouimi, Rimbaud sur d'autres "horizons", Maeterlinck et Claudel dramaturges "voyants", L'Harmattan.

10/09/2020 - Jean-Jacques Lefrère, Rimbaud. Biographie, réédition, préface de Frédéric Martel, Bouquins.

19/08/2020 -
David Le Bailly,
L'autre Rimbaud,
éd. L'Iconoclaste.

05/02/2020 - Parade sauvage 2019, n°30.

08/01/2020 - A.-R. Œuvres complètes I-II-III, GF. Réédition de l'édition en 3 tomes de J.-L. Steinmetz (1989).

17/12/2020 - Raymond Perrin, Rimbaud et la rimbaldo-fiction, L'Harmattan.

11/12/2019 - Adrien Cavallaro, Rimbaud et le rimbaldisme, XIXe-XXe siècles, Hermann.

20/11/2019 - Paul Verlaine, Écrits sur Rimbaud, préface Andréa Schellino, Petite Bibliothèque Rivages.

Octobre 2019 - Rimbaud vivant n°58.

23/10/2019 -
Hugues Fontaine,
Arthur Rimbaud photographe, Textuel.

04/10/2019 -
Jean-Michel Cornu de Lenclos, L'Abyssinienne de Rimbaud, éd. Lurlure.

04/09/2019 -Alexandre Blaineau, Les Chevaux de Rimbaud, Actes Sud.

13/08/2019 - Rimbaud, Verlaine et zut - À la mémoire de Jean-Jacques Lefrère, dir. Steve Murphy, Classiques Garnier.
En librairie le 02/10.

29/05/2019 - Richard Gaitet, Rimbaud Warriors, Paulsen.

03/04/2019 - Revue Verlaine 2018 n°16, Classiques Garnier.

18/03/2019 - Arthur Rimbaud. Manuscrits, Éditions des Saints Pères.

06/03/2019 - Parade sauvage 2018, n°29.

08/02/2019 - Frédéric Thomas, Rimbaud révolution, l'échappée.

10/01/2019 - Arnaud Santolini, Le Bateau ivre : Une fabrique du désordre, PUR, Interférences.



 

 

16/01/2021 - Une hypothèse pour la structure des Illuminations (Sur Les Illuminations)

   Chacun convient de la présence de thèmes récurrents dans Les Illuminations. Et mon hypothèse est que Rimbaud, lorsqu’il s’est attelé à la mise au net de son manuscrit, s’est aperçu que ces thèmes, idoinement combinés et ordonnés, pouvaient évoquer un parcours de vie ressemblant au sien. Quels sont ces thèmes ? Dans le tableau ci-dessous, j’en propose neuf. La méditation sur la vie / L'aventure poétique / Le nouvel amour & les nouveaux corps amoureux / L'entreprise harmonique / De ville en villes / Tableaux animés / Scènes de rêve / « Nos horreurs économiques » / L'érotique de la force.[...] Suite
 

11/01/2021 - Scènes (Anthologie commentée)

   Scènes est un bon exemple de ces « applications de calcul » par quoi Rimbaud définit dans Solde son art poétique. Face à un texte aussi piégeux, où tout un arsenal linguistique est déployé dans le noble but d'exercer l'ingéniosité du lecteur, une part de subjectivité dans l'interprétation est inévitable.
   La première phrase occupe deux alinéas dont le premier, dans la ligne du titre, laisse entendre qu'on va parler théâtre (« Comédie », « accords » musicaux, « Idylles » pastorales) alors que le second, relié au précédent par la ponctuation explicative des deux points,  suggère au contraire, ce qui sera confirmé par les paragraphes suivants, que les « scènes » constituant le sujet du poème sont celles des « boulevards ». Autrement dit : la ville, considérée comme spectacle. Du coup, toute la sémantique du premier membre de phrase est frappée de soupçon [...] Suite


08/01/2021 - Sur « les fantômes du futur luxe nocturne » (Anthologie commentée)

   Dans un article de 2013, Antoine Fongaro commente ainsi les « fantômes du futur luxe nocturne » de Vagabonds :  

Faut-il voir dans ce « luxe nocturne » la revanche imaginaire du vagabond pauvre que fut le jeune Rimbaud ? En tout cas, le syntagme « du futur luxe nocturne » ne révèle rien de ce qu’étaient les « fantômes » de la rêverie de Rimbaud. Bien plus, le troisième paragraphe commence par une sorte de dérision de la rêverie qui vient d’être si brièvement évoquée. [...] Suite


26/12/2020 - Sur la dernière phrase de Ville (Anthologie commentée)
 

    Rimbaud aime donner un tour mystérieux à ses phrases. Dans ce but, il a souvent recours à l'ellipse. Cf. la dernière phrase de Veillées III. Mais il pratique aussi la suite interminable de syntagmes plus ou moins désaccordés, les liaisons temporelles déroutantes et les connecteurs logiques illogiques. Cf. la seconde phrase de Fairy. La dernière phrase de Ville en est un autre exemple. Cette phrase à rallonge et à tiroirs est compréhensible et syntaxiquement acceptable, mais elle paraît étrangère à la norme linguistique :

Aussi comme, de ma fenêtre, je vois des spectres nouveaux roulant à travers l'épaisse et éternelle fumée de charbon, — notre ombre des bois, notre nuit d'été ! — des Erinnyes nouvelles, devant mon cottage qui est ma patrie et tout mon cœur puisque tout ici ressemble à ceci, — la Mort sans pleurs, notre active fille et servante, un Amour désespéré, et un joli Crime piaulant dans la boue de la rue.

[...] Suite


24/12/2020 - Sur la dernière phrase de Veillées III (Anthologie commentée).

   On n’en finirait pas d’énumérer toutes les incertitudes et conflits de lecture ayant pour origine l’écriture elliptique des Illuminations. La fin de Veillées III en est un bon exemple. La dernière phrase est séparée du corps du texte par une ligne en pointillé :

...................................................................................

   La plaque du foyer noir, de réels soleils des grèves : ah !
 puits des magies ; seule vue d'aurore, cette fois.


C’est, à première lecture, une phrase incompréhensible. Cette impression provient sans doute de sa syntaxe exclusivement nominale et de l’absence de liaison explicite entre les quatre groupes constitutifs, absence à laquelle le lecteur doit obligatoirement suppléer s’il veut construire à son propre usage un énoncé intelligible. [...] Suite


22/12/2020 - Une hypothèse pour la structure de Fairy (Anthologie commentée).

   La préposition « après » qui introduit le second paragraphe de Fairy a quelque chose d'incongru. Et les commentaires que le phénomène a inspirés ne sont pas convaincants.

Pierre Brunel paraphrase ainsi :

Cet hermétisme se prolonge dans le deuxième alinéa, qui place "après le moment de l'air des bûcheronnes" celui où "la rumeur du torrent" se fait entendre sous "la ruine des bois" [...] Suite


14/12/2020 - Sur la deuxième phrase de Fairy : la « barque de deuils » ou le symbole ipséiste (Anthologie commentée)

   Le poème en prose de Rimbaud utilise massivement le symbole, c’est-à-dire l’image qui, contrairement, à la métaphore proprement dite (le « pavillon en viande saignante » par exemple) n’est pas fondée sur la comparaison entre deux choses mais constitue la représentation concrète d’une idée. Mais il y a symbole et symbole.
   Il y a le symbole plus ou moins conventionnel, aisément communicable. Exemple, le déluge, dans le poème liminaire des Illuminations : « Quand l’idée du Déluge se fut rassise … ». Ce qui s’est « rassis », c’est-à-dire, affaissé, découragé, éteint, après la Commune, Rimbaud nous le dit lui-même, c’est une idée : l’idée de révolution. On n’a certes pas toujours perçu cette signification abstraite dans le poème, mais il y a là malgré tout une représentation largement répandue ailleurs que chez Rimbaud dans la littérature du XIXe siècle, et que tout lecteur contemporain pouvait comprendre.
    Cependant, tout ce qui a valeur symbolique, chez Rimbaud, n’a pas cette transparence. Beaucoup de ses créations symboliques s'apparentent à ce que le poète Victor Segalen appelait des « ipséismes » [...] Suite

 

10/12/2020 - « Ô la face cendrée...» (Anthologie commentée)

   Deux phrases nominales exclamatives. Après un « Ô » dont toute la question sera de savoir quel sentiment précis il exprime, la première de ces phrases énumère trois parties d'un corps, La suivante y ajoute un quatrième élément, de signification érotique cryptée peu mystérieuse, complété d'une proposition relative qui ouvre autour de la scène évoquée un large et bucolique décor d'« arbres » qu'agite un « air léger ».
   Le segment de phrase « à travers la mêlée des arbres et de l'air léger ! » produit une sensation d'euphonie par la répétition des mêmes sonorités [...] Suite

 

03/12/2020 - Being Beauteous (Anthologie commentée)

   Poème-bloc, Being Beauteous compte cinq phrases. Plus courtes, la première (une nominale détachée) et la dernière (d'allure exclamative) assurent une sorte d'encadrement.
   Dans la première, Rimbaud campe « un Être de Beauté de haute taille », le même, malgré d'équivoques marques de genre, qui, à la fin du texte, « se dresse » (dresse sa haute taille). Cet « Être de Beauté », le poète le décrit faisant face à un corps couleur de « neige » (« devant une neige »). La plupart des commentateurs considèrent « une neige » comme une indication de  « décor » alors qu'il faut y deviner un second personnage, ou un second corps si l'on préfère, distinct de l' « Être de Beauté » et évoqué par métonymie (ou par synecdoque ?). Rimbaud utilise ailleurs ce genre de figure hardie. Cf. dans Enfance I : « les bijoux debout dans le sol gras ». Et il a jadis célébré, parlant d'Aphrodite, « son ventre neigeux brodé de mousse noire » (Soleil et Chair).
   C'est ce « corps adoré » aux « chairs superbes », dont les phrases 2, 3 et 4 détaillent ensuite « la Vision », sur « le chantier » où il subit une métamorphose (le corps s'élargit, se fonce) violente (il frissonne, gronde, émet des « sifflements de mort », « des blessures écarlates et noires éclatent »).
 [...] Suite


30/11/2020 - Footsteps of Angels (Florilège des sources)

   Parmi les reflets lumineux qui dansent comme des fantômes sur les murs du salon, Longfellow voit s’approcher de lui, d’un pas lent et silencieux, un « Être de Beauté » : celle qui l’a quitté et qui est maintenant une sainte au paradis. Rimbaud raconte tout à fait autre chose dans Being Beauteous, qui a davantage à voir avec les deux autres poèmes du f°7 des Illuminations (Antique et « Ô la face cendrée...»), et je suppose que, pour lui, tout le sel du titre était là. [...] Suite


30/11/2020 - To Helen (Florilège des sources)

   Fairy, poème des Illuminations, commence par le paragraphe suivant : « Pour Hélène se conjurèrent les sèves ornamentales dans les ombres vierges et les clartés impassibles dans le silence astral. L'ardeur de l'été fut confiée à des oiseaux muets et l'indolence requise à une barque de deuils sans prix par des anses d'amours morts et de parfums affaissés. » Suzanne Bernard la première (semble-t-il), en 1961, et à sa suite la plupart des commentateurs, ont vu dans ces lignes un très probable écho du poème d'Edgar Poe To Helen (poème de 1831, légèrement retouché en 1845, et traduit par Mallarmé sous le titre Stances à Hélène). [...] Suite


29/11/2020 - Michel et Christine et la suite (Florilège des sources)

   La critique rimbaldienne a établi depuis longtemps que le vaudeville de Scribe et Dupin intitulé Michel et Christine, représenté pour la première fois, à Paris, au Théâtre du Gymnase-Dramatique, le 3 décembre 1821, est l'ouvrage auquel Rimbaud a emprunté le titre de son poème homonyme et auquel il fait allusion  dans Alchimie du verbe quand il écrit : « un titre de vaudeville dressait des épouvantes devant moi ». Elle a traditionnellement attribué au poète, dans la reprise de ce titre, une intention parodique (une parodie du genre de l'idylle). Quant à trouver dans la pièce de Scribe une éventuelle source d'épouvante ... [...] Suite


26/11/2020 - The Belfry of Bruges (Florilège des sources)

   Dans son livre Autour de Rimbaud (Klincksieck, 1967), C.-A. Hackett consacre un article à Being Beauteous, dans lequel il démontre que Rimbaud a plus que vraisemblablement emprunté le titre de cette Illumination au poème de Henry Longfellow Footsteps of Angels, issu du volume Voices of the Night (1839). Tout prouve, ajoute-t-il, que Verlaine et Rimbaud ont lu ce poète américain qui, de leur temps, jouissait d'une grande notoriété. « C'est chez Longfellow, et dans l'une des éditions de Voices of the Night, que Verlaine avait trouvé une première épigraphe — le vers « It rains, and the wind is never weary » — pour son ariette Il pleure dans mon cœur » (p.85). À la suite de quoi, Hackett signale que Rimbaud aurait bien pu s'inspirer pour son poème Villes [II] de The Belfry of Bruges et Nuremberg, textes de 1845 du même auteur. [...] Suite


26/11/2020 - Fairy (anthologie commentée)

   Pour Hélène « se conjurèrent » tous les rois de la Grèce. Mais pour cette Hélène-ci, qui est un être féerique (au sens de l'adjectif « fairy »), pour lui donner naissance probablement, c'est toute la nature qui s'est jointe au complot. Ce furent d'abord les « ombres vierges » de la terre printanière, que fécondent les « sèves » et qui s'orne de leurs fruits ; le ciel avec ses « clartés impassibles » et son « silence astral ». La nature, cependant, perdit beaucoup de son charme avec « l'ardeur de l'été » qui rend les « oiseaux muets » et génère une « indolence » dont le poète a « confié » l'évocation à « des anses d'amours morts et de parfums affaissés ». C'est-à-dire à la nappe d'eau stagnante où vient s'enliser « une barque de deuils sans prix » (« sans prix » parce c'est de l'amour, des « amours morts », qu'elle porte le « deuil »). [...] Suite


22/11/2020 - Ornières (anthologie commentée)

   Ornières pourrait n'être qu'un beau spécimen de prose descriptive si le texte ne se chargeait progressivement d'une dimension symbolique, qui s'ébauche au début du texte dans le contraste entre « l’aube d’été » (« à droite ») et « l’ombre violette » des « talus de gauche » (ces « talus » particulièrement prisés par Rimbaud comme postes d'observation de paysages allégoriques, voir Mystique). Aussi « étonnants » que soient ces « carrosses anciens ou de contes »,  détalant « au grand galop », et les vingt attelages respectifs du cirque et des petits comédiens, on reste dans le registre de la chose vue. Même s'il est possible que l'auteur n'ait rien vu, à proprement parler, de tout cela et que seules les « ornières » du titre aient lancé son imagination dans ce « défilé de féeries ». [...] Suite
 

19/11/2020 - Guerre (anthologie commentée)

   Le propos de Guerre est exposé dans un langage très abstrait, où les termes employés sont parfois à prendre à double sens, ou à comprendre dans un sens un peu différent de celui qui est le leur habituellement. Deux paragraphes : une brève conclusion précédée d’un bloc de trois phrases séparées par deux tirets, respectivement dédiées au passé (« Enfant...»), au moment présent (« À présent…»), et à l’avenir (« Je songe à une Guerre...»). Mathématiquement parlant, une « phrase musicale » est le résultat des choix opérés, à chaque moment du processus de composition, parmi toutes les combinaisons de sons qui étaient possibles. De la même façon, le jeune homme de vingt ans qu’est Rimbaud en 1874, lorsqu’il s’interroge anxieusement sur son avenir, fait face à un nombre infini de possibles (« l’infini des mathématiques »), une perspective infinie de choix à opérer dont la somme fera finalement de sa vie quelque chose d’« aussi simple qu’une phrase musicale » [...] Suite


07/11/2020 - Jeunesse I-II-III-IV (anthologie commentée).

   Le manuscrit de Jeunesse a une allure disparate. Jeunesse I et II sont calligraphiés dans cette écriture ronde que l’on considère antérieure à la graphie dextrogyre de l’ultime campagne de transcriptions. Jeunesse I a été copié à la suite de Génie sur un papier bleu puis découpé (cf. le dossier de ce site sur Les Illuminations manuscrites), les trois autres sections sur le papier blanc de 15 x 20 cm (non-vergé) qui a servi pour plusieurs poèmes transcrits en écriture ronde. Jeunesse III et IV sont d’une écriture différente et de copie sans doute ultérieure. Le titre Jeunesse (dont l’écriture rappelle celle d’Enfance) et les numéros de section en chiffres romains ont été ajoutés tardivement à des poèmes d’abord autonomes et possédant (pour trois d'entre eux) leur propre titre. Le n° « IV », devant le titre Jeunesse, est celui sous lequel le poème a été publié chez Vanier en 1895. Il n’est pas impossible qu’il émane de Rimbaud, comme le titre de la série. Constater cette construction progressive ne revient nullement à nier la cohérence de la série. Illustrant le titre Jeunesse, l’ensemble des poèmes se réfèrent à un présent (que l’un des textes date même explicitement des vingt ans de l’auteur), en l’opposant à un passé diversement jugé. Ils partagent une allure dialogique (Rimbaud y dialogue avec lui-même) et un angle de vue métapoétique : le moment présent est défini par le travail d'écriture qui s’y déroule ou s'y projette, allusion probable aux Illuminations elles-mêmes, à moins qu'il ne s'agisse du livre futur. [...] Suite
 

17/05/2020 - L'impossible (anthologie commentée).

   Situé juste après les deux Délires, L'impossible initie la série de textes délibératifs et volontiers philosophiques sur lesquels s'achève Une saison en enfer. Dans L'impossible, les sophismes de la métaphysique et de l'idéalisme, Descartes, Hegel et autres, sans oublier les doctrines orientales de "l'éveil", n'échappent pas à la verve très érudite, quoique très allusive et lapidaire, de l'auteur.
   C'est au fil de ces derniers chapitres d'Une saison en enfer que le protagoniste parachève sa réflexion sur le meilleur parti à prendre, à l'issue de la crise qu'il vient de vivre. [...] Suite


10/05/2020 - Alchimie du verbe (anthologie commentée).

   Dans sa lettre à Ernest Delahaye dite de Laïtou, Rimbaud définit l'œuvre à laquelle il s'attelle en ces mois d'avril-mai 1873 comme une série d'"histoires atroces", "à inventer" (et non une autobiographie). On retrouve ce terme d'"histoire" au début du chapitre Alchimie du verbe : "À moi. L'histoire d'une de mes folies". Dans cette même lettre, Rimbaud demande à son copain de lui procurer le Faust de Goethe. Il a sans doute vu dans le mythe du satanique docteur, et dans mille histoires pareilles de grands génies détruits par la démesure de leur ambition, mises en circulation par le romantisme, un modèle intéressant à transposer pour évoquer sa trajectoire imprudente et superbe. Mais on doute qu'il en ait vécu les périls avec l'intensité dramatique qu'il introduit, entre deux ironies, dans la très véridique relation de sa crise maniaque. Sous le Rimbaud tragediante d'Alchimie du verbe se cache un Rimbaud ludens. [...] Suite


06/05/2020 - La "fatalité de bonheur". Une parodie du discours chrétien sur le salut (Anthologie commentée)

Je vis que tous les êtres ont une fatalité de bonheur   

Arthur Rimbaud (Alchimie du verbe)        

FATALITÉ, subst. fém.
• Puissance occulte qui, selon certaines doctrines, déterminerait le cours des événements d'une façon irrévocable.
• Suite de coïncidences inexpliquées, qui semblent manifester une finalité supérieure et inconnue ; et plus spécialement, série persistante de malheurs.

Dictionnaire CNRTL        

   Que "tous les êtres" soient destinés au bonheur, on veut bien le croire. Mais où Rimbaud veut-il en venir, dans Alchimie du verbe, quand il détourne ce proverbial et pieux mensonge par l'emploi d'un mot aussi sinistre que "fatalité" ? En appliquant littéralement à sa formule la définition de la "fatalité" donnée (ci-dessus) par le dictionnaire, nous pourrions obtenir la paraphrase suivante :

"Effet d'une malheureuse fatalité, tous les êtres se voient assigner par une puissance occulte une finalité supérieure qui est la conquête du Bonheur."

Étrange paradoxe ! Pourtant, une fois n'est pas coutume, tous les commentateurs interprètent à peu près de la même façon cette énigmatique maxime [...] Suite


18/04/2020 - Des poèmes d'Alchimie du verbe (anthologie commentée).

   En insérant plusieurs de ses poèmes dans Alchimie du verbe, comme autant de symptômes de sa "folie", Rimbaud les a passablement modifiés. Mais dans quel but ? Est-il possible de déceler dans ces remaniements un objectif bien défini, une idée générale suivie avec constance ? "Il ne va pas de soi, écrit Michel Murat dans un article de 2009, que les variantes présentent une cohérence d'ensemble." Cette opinion semble faire consensus aujourd'hui mais, personnellement, je n'y adhère pas. André Guyaux, en 1984, écrivait à ce propos : "Je ne crois guère à l'adaptation des poèmes aux besoins d'Alchimie du verbe, auxquels ils sont adaptés d'avance." Que voulait-il dire par là ? Que les caractéristiques de ces poèmes les exposaient d'avance au genre d'ironie dont les accable leur auteur dans Alchimie du verbe ? Si tel était le sens de sa remarque, nous sommes d'accord... sauf que, manifestement, dans le genre : "expression bouffonne et égarée au possible", Rimbaud pensait pouvoir faire mieux. Et c'est ce à quoi il s'est employé. [...] Suite


15/02/2020 - "Il faut être absolument moderne". À propos d'"un contresens assez répandu" (Varia).
  

   Quel sens Rimbaud a-t-il caché, à la fin d'Une saison en enfer, dans la fameuse maxime : « Il faut être absolument moderne » ? Traditionnellement, on y a vu l'ambition d'« être vraiment moderne » (Jean-Luc Steinmetz), la volonté de rompre avec les « anciennes superstitions » (Suzanne Bernard) :  une façon, pour le « damné » sorti vainqueur de sa crise, de se projeter vers l'avenir, pour Rimbaud, d'opposer à une société « crue moderne » mais en réalité toujours aussi « arriérée » sa propre conception de l'« en-avant ».
  
Henri Meschonnic, par contre, rejette « l'emploi glorieux communément fait de la phrase "Il faut être absolument moderne" » et y voit, de la part du poète, « l’acceptation, amère, du monde moderne ». Une note de la dernière Pléiade Rimbaud, édition André Guyaux, qualifie l'article de Meschonnic de « brillante mise au point » dénonçant à juste titre « un contresens assez répandu ».
   Dans un article récent,
Yann Frémy analyse la glose de Meschonnic de la façon suivante :

« Remarquant qu’il s’agit de "l’expression d’une obligation impersonnelle", Henri Meschonnic évoque un "dehors qui écrase le sujet". Selon l’auteur, "Il faut être absolument moderne" forme un slogan en ce qu’il veut s’imposer irrésistiblement et tragiquement au locuteur. » [...] Suite


9/01/2020 -
Les "chiffres non rimbaldiens", le folio 18 et la pagination des Illuminations (Sur les Illuminations).

    Le feuillet 18 occupe une place stratégique dans le débat sur la pagination des manuscrits des Illuminations. Dans son article de l'an 2000, "Les Illuminations manuscrites", Steve Murphy en fait la pièce centrale d'un scénario de genèse de la série Veillées qui, si on y adhère, conduit nécessairement à l'attribution de cette pagination à Rimbaud. Chez les adversaires de cette attribution, c'est cette même question du feuillet 18 qui concentre les objections et suscite les scénarios alternatifs. On peut résumer de la façon suivante les termes du débat : [...] Suite


18/12/2019 -
Le compte rendu des Illuminations par Félix Fénéon dans Le Symboliste : « Un reclassement des Illuminations au miroir d'Alchimie du verbe », par Adrien Cavallaro*

« Les feuillets, les chiffons volants de M. Rimbaud, on a tenté de les distribuer dans un ordre logique. D’abord des révolutions cosmiques, et s’ébat sa joie exultante et bondissante, aux tumultes, aux feux. Puis des Villes monstrueuses : une humanité hagarde y développe une féerie de crime et de démence. De ces décors, de ces foules s’isole un individu : exaltations passionnelles tôt acescentes et âcres, et déviées en érotismes suraigus. Une lipothymie le prostre. Il appète une vie végétative : quelques silhouettes d’êtres humbles errent, des jardinets de banlieue bruxelloise fleurissent, pâlement nuancés, dans une tristesse dolente [...]. » Suite

__________
   
* Adrien Cavallaro, auteur de Rimbaud et le Rimbaldisme, XIXe-XXe siècles, Paris, Hermann, coll. "Savoir Lettres", 2019, a bien voulu, et je l'en remercie, me confier ces pages de son récent ouvrage. Il y analyse le compte rendu publié par Félix Fénéon dans Le Symboliste, lors de la réimpression en plaquette des Illuminations.


15/12/2019 - Félix Fénéon, premier éditeur des Illuminations ? Sur la correspondance Fénéon - Bouillane de Lacoste (Sur les Illuminations)

   À l’occasion de l’hommage récemment rendu à Félix Fénéon par les musées d'Orsay, de l’Orangerie et du quai Branly - Jacques Chirac [2], la presse n’a pas manqué de rappeler qu'il avait été, à l'âge de vingt-cinq ans, le premier éditeur des Illuminations. Rien d'étonnant. À lire 99% de ce qui s’écrit sur la dernière œuvre de Rimbaud, c’est là un fait établi. La paternité de Fénéon à l'égard de la réédition en plaquette des Illuminations, en octobre 1886, ne fait naturellement aucun doute. Ce qui éveille le soupçon, par contre, c'est la nature de sa contribution à ce qu’on appelle parfois la « pré-originale ». Il y a là une énigme, qui devrait d'autant plus nous interpeller que cette publication en feuilleton de mai-juin 1886 dans la revue La Vogue, première configuration historiquement donnée aux poèmes en prose de Rimbaud, est reproduite jusque dans nos éditions les plus récentes (pour ce qui est des deux premiers tiers des poèmes). C'est donc précisément dans cette configuration que nous lisons, encore aujourd'hui, Les Illuminations. Mais le doute sur les circonstances réelles de ce moment fondateur n'effleure pas grand monde. Voici, par exemple, comment Claude Jeancolas romance la chose, dans son intégrale des manuscrits de Rimbaud (Textuel, 2012) :

« Félix Fénéon fut chargé pour le compte de la revue de l'édition des textes. Devant cette liasse qui ne semblait pas totalement organisée, perplexe, il choisit un ordre, respectant les pages qui liaient la fin d'un poème au début d'un autre ou qui en comportaient plusieurs. Seuls quelques pages isolées et les poèmes en vers furent insérés au hasard. Il relut les textes, parfois les corrigea au crayon. » [...] Suite


Félix Fénéon éditant La Revue blanche
 par Félix Valloton, 1896 (détail).
 

22/11/2019 - Les Illuminations manuscrites sur internet (Sur les Illuminations)

   Est-ce un de ces "accidents de féerie scientifique" dont parle Rimbaud dans Angoisse ? Tout possesseur d'un ordinateur (et d'une connexion haut débit) peut aujourd'hui se promener dans le manuscrit des Illuminations. Encore faut-il appliquer à l'exploration de ces fac-similés une certaine méthode et beaucoup de lecteurs manquent de l'information suffisante pour tirer parti des documents rendus publics par la BNF, le site Bibliorare (collection Pierre Berès), le Musée Rimbaud de Charleville-Mézières ou la fondation Martin Bodmer de Cologny. Cette information doit être recherchée dans quelques livres et articles, à vrai dire peu nombreux, ceux d'André Guyaux et Steve Murphy, essentiellement. D'où ce travail qui veut être une sorte de guide pour la consultation des manuscrits rimbaldiens sur la toile.[...] Suite


15/07/2019 -
Réponses à quelques remarques d'Yves Reboul, par Frédéric Thomas*

   Le 12 juin dernier, Alain Bardel a mis en ligne « Quelques remarques sur une lettre inédite de Rimbaud à Andrieu » d’Yves Reboul. Celui-ci revient sur l'intérêt de cette lettre, tout en discutant certaines des affirmations de l’article que je lui ai consacré dans le dernier numéro de Parade sauvage. Il faut s’en réjouir tant cette lettre étonnante appelle d’autres recherches, permettant de poursuivre le débat. C’est aussi l’occasion pour moi de nuancer et de préciser mon propos. Les réponses synthétiques qui suivent se basent sur un article à paraître dans le prochain numéro de Parade sauvage, et se focalisent plus particulièrement sur les remarques 4, 6 et 7 d'Yves Reboul.  [...] Suite
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* Frédéric Thomas, auteur, entre autres, de Rimbaud révolution, nous a fait parvenir cette contribution au débat critique autour de la lettre de Rimbaud à Jules Andrieu du 16 avril 1874. Nous nous faisons un plaisir de la publier ici.
 

12/06/2019 - Quelques remarques sur une lettre inédite de Rimbaud à Andrieu, par Yves Reboul*

   La lettre inédite de Rimbaud publiée au début de cette année par Frédéric Thomas et dont le destinataire était le polygraphe et Communeux Jules Andrieu, alors exilé à Londres, est sans aucun doute un document de toute première importance.
   L’authenticité en semble peu discutable, l’écriture étant manifestement celle de Rimbaud. Il est vrai que la façon dont ce document est parvenu à son inventeur a pu paraître suspecte : il l’a obtenu par le canal d’un descendant d’Andrieu, lequel le publie de son côté dans un livre en ligne compilant des documents relatifs à son aïeul ― livre intitulé C’était Jules. Mais celui-ci n’en détient actuellement, suite apparemment à des dissentiments familiaux, qu’une version scannée figurant dans un CD. On aimerait donc tout de même voir le manuscrit, ne serait-ce que pour lever certaines incertitudes de lecture. Reste que le descendant en question (Alain Rochereau) s’est expliqué depuis sur le site de Parade sauvage et d’une façon qui semble convaincante. Donc passons (comme eût dit Hugo).
   L’intérêt de cette lettre tient à plusieurs facteurs dont un seul suffirait à en faire un document important. Voyons cela à grands traits 
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 * Yves Reboul, auteur, entre autres, de Rimbaud dans son temps, nous a fait parvenir cette contribution concernant la désormais fameuse "épistole" du 16 avril 1874. Nous nous faisons un plaisir de la publier ici.


09/03/2019 - Lettre à Jules Andrieu du 16 avril 1874 (Tous les textes)

   C'est à un arrière petit-fils de Jules Andrieu (1838-1884) que l'on doit la révélation de cet inédit. Dans un texte adressé à la revue Parade sauvage, Alain Rochereau raconte comment il a découvert cette lettre, dans "les années 1960", au sein d'"archives familiales (soigneusement rangées dans une vingtaine de classeurs, façon faux livres anciens à dos en cuir", par les soins de George Andrieu, fils du destinataire de la lettre). Mais c'est bien des années plus tard qu'un chercheur rimbaldien, Frédéric Thomas, prenant connaissance de la biographie de Jules Andrieu récemment mise en ligne par Alain Rochereau, eut la surprise d'y découvrir le fac-similé d'un texte inconnu du poète. La présentation de ce document sur le site internet de Parade sauvage (le 27/09/2018) et le commentaire procuré à cette occasion par Frédéric Thomas semblent avoir immédiatement convaincu les spécialistes de l'authenticité du texte et de son importance pour la connaissance de Rimbaud. [...] Suite

On pourra consulter aussi ici notre propre commentaire.
 

27/12/2018 - Présence et fonction de l'allusion utopique dans le texte de Rimbaud (Varia)

  On pourrait appeler ceci une "enquête" si la chose était moins embryonnaire et décousue. Disons donc plutôt : une maraude sur internet et dans quelques livres, en quête des sources d’inspiration que Rimbaud aurait pu trouver dans les discours utopiques de son siècle.
  Je pars de quelques formules rimbaldiennes dégageant un incontestable arôme fouriériste ou saint-simonien. Le début du dossier, s’appuyant sur des images issues de Barbare, Vagabonds et plusieurs autres poèmes des Illuminations, suit essentiellement la piste Fourier. Je produis ensuite des évocations urbaines émanant de l’école saint-simonienne qui constituent d’intéressants intertextes auxquels confronter cette étrange pièce qu'est Villes ("Ce sont des villes…"). Enfin, par des incursions chez des auteurs de sensibilité voisine ayant vécu, comme lui, au temps de la Commune et de sa répression sauvage, je tente de conjecturer ce que dut être, dans les années qui ont suivi l'événement, la posture philosophico-politique du poète. Ce détour par Auguste Blanqui et Jules Andrieu me permet de conclure à la visée essentiellement parodique de la référence utopique, dans la production rimbaldienne ultérieure à mai 1871. Non sans une certaine ambiguïté, pourtant : les Illuminations (et, plus que tout autre, le poème Génie) offrent de Rimbaud le portrait d'un utopiste désabusé, mais impénitent.
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11/11/2018 - Les Corbeaux (Anthologie commentée)

   Verlaine, présentant Les Corbeaux dans Les Poètes maudits, écrit : "Les curieux pourront se régaler de cette chose patriotique mais patriotique bien, et que nous goûtons fort quant à nous." Finement, en persuadant les lecteurs prêts à le croire de ne voir dans le poème qu'un message "patriotique bien" (bien pensant), il laisse entendre aux autres qu'on pourrait aussi bien y trouver un patriotisme très mal (très mal vu), celui qui a présidé à l'insurrection parisienne du 18 mars 1871. [...] Suite

    Le débat critique autour des Corbeaux : un cas d'école


12/04/2018 - La FAQ des Illuminations (Sur les Illuminations).

  "Illuminations, recueil de poèmes en prose de Rimbaud" (Petit Larousse illustré).
  Il n'est pas un mot de cette définition, pourtant élémentaire, qui ne soit objet de litige. On se demande si le titre "Illuminations" doit être précédé ou pas de l'article défini. On conteste parfois aux Illuminations le statut de "recueil" au sens d'un ensemble organisé. L'encyclopédie en ligne
Wikipédia n'est pas du tout certaine que Les Illuminations ne recueillent que des "poèmes en prose" : "il n'est pas prouvé, y lit-on, qu'il faille écarter les poèmes en vers du recueil des Illuminations". Enfin, un livre récent affirme tout de go que les Illuminations ne sont pas de Rimbaud. Bref, rien de ce que nous savons des Illuminations n'est certain à cent pour cent. Quant au texte proprement dit, il a été édité des plus diverses façons depuis sa première impression par la revue La Vogue en 1886.
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15/11/2021 - La dépouille d'Arthur Rimbaud reste à Charleville-Mézières, L'Union-L'Ardennais.

21-24/12/2020 - Notre besoin de Rimbaud. Les Illuminations, lues par Bertrand Belin. Entretiens avec Alain Borer, Pierre Michon et Yves Bonnefoy, Patti Smith, Ernest Pignon-Ernest et Jean-Luc Barré. L'heure bleue, France-Inter.
 

EXPOSITION
Charlélie Couture
RIMBAUD D'AUJOURD'HUI

Dates reportées
Musée de la Chartreuse
Douai


16/11/2020 - Jacques Bienvenu, "Rimbaud au Caire, un retour à la civilisation", blog Rimbaud ivre.

22/10/2020 - Jean-Claude Leroy, Le violoniste improvisateur et acteur Yves Teicher visite Une saison en enfer, Club Médiapart.

21/10/2020 - Adrien Legendre, présentation vidéo de la lettre de Régamey, L'ardennais (1:44).

09/10/2020 - Didier Sandre, Frédéric Thomas, "Du Rimbaud de Claudel au poète de L'Orgie parisienne", La Compagnie des poètes, France Culture (58').

13/09/2020 - Sylvain Tesson, "Un été avec Rimbaud", France-Inter, le replay.
 


PANTHÉONADE

Tout le dossier

 


28/08/2020 - Frédéric Martel, "Un automne avec Rimbaud", France-culture.

02/08/2020 - Circeto, "Rimbaud : Michel et Christine (la suite)", blog Rimbaud était un autre.

21/06/2020 - David Ducoffre, La charité, vertu théologale dans la prose liminaire d'Une saison en enfer, blog Enluminures.

13/03/2020 - Où vas-tu Arthur Rimbaud ?, film de Stephane Levacher, Rencontres Internationales Traverse Vidéo - Lycée Ozenne à Toulouse (13:32).

09/03/2020 - Hugues Fontaine,
Rimbaud photographe.
France-Culture
Le réveil culturel

02-05/03/2020 -Cycle Rimbaud sur France-Culture
02/03 - J.B. Baronian
03/03 - A. Guyaux
04/03 - Y. Frémy
05/03 - F. Thomas

03/03/2020 - Alain Borer, Le suicide de Rimbaud, conférence prononcée dans le cadre du cours d'Antoine Compagnon au Collège de France "Fins de la littérature".

23/02/2020 - Hervé Bismuth, Compte rendu de Adrien Cavallaro, Rimbaud et le Rimbaldisme, XIXe-XXe siècles, site de l'ERITA.

21/12/2019 - David Ducoffre, Pour clarifier le débat sur la pagination des Illuminations, blog Enluminures (painted plates).

18/12/2019 - Jacques Bienvenu, La lettre de Rimbaud du 18 avril 1874 et quelques commentaires d'actualité sur les "Illuminations", blog Rimbaud ivre.

07/12/2019 - David Ducoffre, Retour sur la pagination des Illuminations, démenti formel du consensus actuel, blog Enluminures (painted plates).

12/11/2019 - Yann Frémy, "Il faut être absolument moderne", colloque "Qu’est-ce que la modernité en art ?" (vidéo, 33:12)

Expo Rimbaud photographe
18 mai-13 oct. 2019, Charleville :
manifestations /  site officiel.

09/09/2019 - Renaud Lejosne-Guigon : Paresse et surrection des corps rimbaldiens (c.-r. Rob. St-Clair), Fabula.

14/08/2019 - Charleville-Mézières : les fresques des poèmes de Rimbaud poussent comme des champignons, FR3.

11/08/2019 - Les patrons de L'Univers proposent à Patti Smith de racheter leur bar, L'Ardennais.

05/07/2019 - Jacques Bienvenu, Un punch chez Barbadaux, blog Rimbaud ivre.

18/06/2019 -Jacques Bienvenu, La lettre du 16 avril 1874 et la transmission des Illuminations, blog Rimbaud ivre.

16/06/2019 - David Ducoffre, Un article en ligne d'Yves Reboul sur la lettre de Rimbaud à Andrieu, blog Enluminures.

11/06/2019 -  Jean-Baptiste Baronian, Rimbaud cacographe, Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique (40:46).

26/05/2019 - Jacques Bienvenu, L'énigme des trois photographies inédites qui seraient prises par Rimbaud, blog Rimbaud ivre.

14/05/2019 - Découvrez ces photos inédites prises par Arthur Rimbaud en Ethiopie, France 3 Grand Est.

09/04/2019 - Mathieu Jung, "Rimbaud-Verlaine, Une somme poétique" (CR de AR-PV, Un concert d’enfers. Vies et poésies, Quarto, 2017), Acta fabula.

05/04/2019 - Denis Lavant et André Guyaux parlent (entre autres) de Rimbaud, La Compagnie des poètes, France-Culture (59').

03/04/2019 - Christine Barros, Collections Aristophil à Drouot, ActuaLitté.

03/04/2019 - En hommage à Agnès Varda, Catherine Deneuve lit un poème de Rimbaud, L'Obs.

01/04/2019 - David Ducoffre, Remarques sur la conférence Verlaine & Rimbaud d'Agnès Spiquel, blog Enluminures.

12/03/2019 - Jean-Claude Leroy, Rimbaud rémanent, levier pour une Révolution, avec Frédéric Thomas, blog Médiapart.

22/02/2019 - Ouverture de l'Hôtel littéraire Arthur Rimbaud (1:18).
Le livret de présentation (PDF).

01/2019 - Frédéric Thomas, compte rendu de Robert St Clair, Poetry, Politics and the Body in Rimbaud : lyrical Material, Dissidences.

04/01/2019 - Michel Onfray, Nietzsche en Rimbaud, Contre-histoire de la philosophie, cours du 01/10/2010 (YouTube, 7:40).


     ÉCOUTER RIMBAUD EN LIGNE, dit ou chanté par ...